Développement durable en Afrique : Les réflexions d’éminents chercheurs en sciences sociales sur le sujet

Les parties prenantes aux journées scientifiques de l’IHAAD

Introduction à l’événement

Le 12 juin 2024, l’Institut d’histoire, d’arts et d’archéologie africains (IHAAD) a ouvert ses portes au grand public à Treichville, dans le quartier de Biafra, pour célébrer plus de cinquante ans d’existence. Cet événement a été marqué par des journées scientifiques riches en échanges, où des universitaires et experts se sont réunis pour discuter de thèmes cruciaux pour le développement durable en Afrique.

Contributions académiques

Kouadio N’Guessan Jérémie, professeur en Sciences du langage et membre de l’Ascad, a ouvert le bal des interventions avec une présentation sur l’intégration des sciences humaines et sociales dans le développement durable. Pour lui, « tout développement doit reposer sur les sciences sociales et de l’homme ». Selon ses propos, l’humain est au centre de tout développement, soulignant ainsi l’importance de la sociologie et de l’histoire dans les processus de développement.

Perspectives historiques et sociales

Professeur Gonnin Gilbert, directeur de l’IHAAD, a renforcé cette idée en arguant que le développement doit impérativement s’appuyer sur des bases historiques et sociologiques solides. Il a averti que « tout développement qui ne prend pas en compte l’histoire et la psychologie des êtres humains ne peut être durable ». Gilbert insiste sur la nécessité d’adopter une approche qui ne nuit pas aux générations futures et qui s’inscrit dans un cadre de durabilité.

L’engagement universitaire

Le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Professeur Ballo Zié, a également pris la parole pour insister sur l’importance de l’engagement des universitaires en faveur du développement durable. Selon lui, cela doit se concrétiser par des actions basées sur des recherches solides. Il a appelé les enseignants et chercheurs à produire des connaissances qui puissent influencer des décisions significatives et éclairées.

Léger besoin de changement

Le doyen de la faculté des Sciences de l’Homme et de la société, Professeur Nassa Dabié Désiré Axel, a abondé dans le sens de ses prédécesseurs. Il a souligné que l’être humain est la pierre angulaire du développement durable, car il est essentiel de répondre aux besoins présents tout en préservant les ressources pour les générations futures. Cette dualité met en lumière la responsabilité collective envers l’humanité et l’environnement.

Rôle des enseignants-chercheurs

Les débats lors de ces journées scientifiques ont mis en exergue le rôle crucial des enseignants-chercheurs. Ces derniers doivent repositionner leurs réflexions à travers des études de qualité. En effet, les sciences humaines et sociales sont essentielles à la promotion d’un développement durable efficace et inclusif.

Soutien institutionnel

Cet événement a également bénéficié du parrainage du maire de Treichville, François Amichia, représenté par Yaro Kou, conseiller municipal. Ce soutien institutionnel illustre l’intérêt des autorités locales pour les initiatives académiques et leur impact sur le développement local et régional. Par cette représentation, le maire a exprimé son engagement envers le monde universitaire et la recherche.

Conclusion des interventions

Les interventions au cours de ces journées scientifiques ont mis en lumière une multitude de perspectives sur le lien entre les sciences humaines, sociales et le développement durable. Le dialogue entre chercheurs, praticiens et décideurs politiques s’est avéré constructif et révélateur des défis et opportunités qui se présentent pour l’avenir de l’Afrique.

Share this post :

Facebook
Twitter
LinkedIn
Pinterest

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *