Jean Louis Gnidokponou analyse les résultats de la participation de l’Afrique.

Championnats du Monde Indoor de Balle au Tambourin à Rome : Un Bilan Pour l’Afrique

Le retour sur un événement marquant

Du 26 février au 1er mars, Rome a été le théâtre des Championnats du monde indoor de jeu de balle au tambourin, un événement qui a rassemblé les meilleurs athlètes de la discipline. L’Italie a été couronnée championne, tant chez les hommes que chez les dames, confirmant ainsi sa domination dans ce sport.

La participation africaine

Pour l’Afrique, cette compétition a révélé des défis et des promesses. Le Bénin et le Maroc étaient initialement censés représenter le continent. Cependant, seul le Bénin a fait le déplacement à Rome, le Maroc étant contraint de se retirer pour des raisons administratives. Le Bénin a participé avec deux sélections nationales, masculine et féminine, affrontant des équipes bien plus expérimentées, mais avec courage et ténacité.

Le Togo, bien qu’évalué comme simple observateur, a également marqué sa présence avec un arbitre sur place. Ce geste témoigne de l’engagement des nations africaines envers le développement du tambourin.

Performances des arbitres

Un des points forts de cette édition a été la reconnaissance internationale des arbitres africains. Tania Anita Dadélé, du Bénin, et Emilie Ako, du Togo, ont reçu des éloges unanimes pour leur impartialité et leur maîtrise des règles du jeu. Jean Louis Gnidokponou, président du Comité de la région Afrique pour la promotion et le développement du sport tambourin, a souligné que cette réussite en matière d’arbitrage est un motif de fierté et un signe de l’excellence que l’Afrique peut atteindre, même avec des moyens limités.

Les résultats sportifs

Malgré l’effort considérable fourni par les équipes béninoises, les résultats ont été qualifiés de « mi-figue, mi-raisin » par le président Gnidokponou. Bien que les athlètes aient montré un bon état d’esprit, le manque d’infrastructures et de matériel, comme les tambourins, a été identifié comme un frein majeur à la progression. Gnidokponou a insisté sur l’importance d’un accès régulier à du matériel adapté pour le développement durable du sport.

Un plan ambitieux pour l’avenir

La compétition a également été l’occasion pour Gnidokponou de présenter un plan ambitieux à la Fédération internationale du jeu de balle au tambourin (Fibat). Il a plaidé pour la création d’une usine de fabrication de tambourins au Bénin, une étape nécessaire pour démocratiser l’accès au sport sur le continent.

Un autre défi souligné a été celui des visas. La difficulté d’obtenir des visas pour participer à des compétitions en Europe constitue un réel obstacle pour les athlètes et entraîneurs africains. Gnidokponou a encouragé la Fibat à engager un dialogue constructif avec les représentations diplomatiques pour faciliter cette mobilité essentielle.

Un regard vers l’avenir

Malgré les revers actuels, Jean Louis Gnidokponou se montre optimiste. Il est convaincu que les expériences vécues lors de ces Championnats contribueront à préparer un avenir meilleur pour le tambourin en Afrique. La richesse du potentiel physique et de l’engagement des jeunes athlètes africains pourrait, selon lui, faire du continent un acteur majeur dans le paysage du jeu de balle au tambourin.

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