Le 39ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine : Une étape clé pour le Maroc
Le 39ème Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA), qui s’est tenu les 14 et 15 février à Addis-Abeba, a été un moment crucial pour le Maroc. Ce sommet a permis au Royaume de réaffirmer son engagement envers le renforcement de l’action africaine commune, une initiative qui s’inscrit dans la continuité de la vision Royale éclairée.
À l’occasion de ce sommet, précédé par la 48ème session du Conseil exécutif de l’UA, le Maroc a été reconnu pour sa contribution significative à la stabilité du continent. Cette reconnaissance s’est traduite par l’élection, dès le premier tour et pour la troisième fois consécutive, du Royaume au Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA. Ce vote représente non seulement un honneur, mais aussi un gage de la légitimité de son engagement en faveur de la paix, de la sécurité et du développement en Afrique, surtout depuis son retour au sein de l’UA.
Un mandat enrichissant pour le Conseil de paix et de sécurité (CPS)
Dès son premier mandat au CPS entre 2018 et 2020, le Maroc a su intégrer le triple nexus de la paix, de la sécurité et du développement à l’ordre du jour. Cela souligne l’importance d’un abord holistique des défis qui touchent le continent. L’approche marocaine s’illustre également sur les scènes internationales, en plaidant pour que les réalités africaines soient prises en compte dans toutes les initiatives de paix et de sécurité, et en promouvant un partenariat actif entre les nations.
L’élection récente du Maroc au CPS est aussi une reconnaissance des efforts du Roi Mohammed VI, qui œuvre pour une Afrique plus stable et en paix. Cette démarche repose sur le respect du droit international et une quête permanente de solutions pacifiques aux conflits qui affectent le continent.
Vers un développement durable et inclusif
Le Maroc ne se limite pas à son rôle au sein du CPS. En préparant une feuille de route sur l’eau et l’assainissement pour l’année 2026, le Royaume a mis en avant l’importance de ces enjeux dans l’Agenda 2063 de l’UA. Un événement parallèle durant la 48ème session a réuni des ministres africains et des partenaires autour du thème « L’eau et l’assainissement en Afrique : une coopération Sud-Sud pour des solutions innovantes ». Cela démontre la volonté marocaine d’adopter des approches pragmatiques pour traiter des questions cruciales, telles que l’agriculture et la résilience face au changement climatique.
En perspective, le Maroc prévoit d’accueillir une conférence de haut niveau sur la coopération Sud-Sud dans le domaine de l’eau et de l’assainissement en 2026, des préparatifs stratégiques en vue de la conférence de l’ONU sur l’eau à Abou Dhabi.
Une approche intégrée des questions migratoires
Le Sommet a également été l’occasion d’aborder les enjeux migratoires, un domaine dans lequel le Roi Mohammed VI s’impose comme un leader. Le Maroc préconise de faire de la migration un atout économique pour le continent, avec une approche humaniste. Cette stratégie intègre des éléments visant à renforcer la stabilité, réaliser des stratégies de développement inclusives, et prévenir les crises.
Engagement en matière de santé publique
En marge des discussions, le Maroc a soutenu vigoureusement le processus d’opérationnalisation de l’Agence africaine du médicament (AMA). La volonté du Royaume de contribuer à ce projet ambitieux vise à créer un pilier central de la régulation pharmaceutique et à assurer la sécurité sanitaire à l’échelle du continent. Le Maroc a aussi insisté sur la nécessité de construire des systèmes de santé robustes et autonomes, en appelant à une meilleure coordination des choix politiques et des décisions de financement.



