18 supporters sénégalais condamnés à des peines de prison de trois mois à un an suite aux incidents survenus au Maroc.

Condamnation des Supporters Sénégalais au Maroc : Un Évènement Traumatic

La finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de football, tenue au Maroc en janvier 2023, a laissé des traces douloureuses. Lors de cet événement majeur, 18 supporters sénégalais ont été arrêtés à la suite d’incidents violents qui ont marqué la rencontre. Ce jeudi, la justice marocaine a prononcé des peines allant de trois mois à un an de prison à l’encontre de ces fans, ajoutant une couche de complexité à une situation déjà tendue.

Les Accusations et Leur Gravité

Les supporters sénégalais ont été jugés pour des actes qualifiés de « hooliganisme ». Les accusations précises portent sur des actes de violence, y compris des agressions contre les forces de l’ordre, la dégradation d’équipements sportifs, l’invasion du terrain et le jet de projectiles. Une réaction virulente du parquet, qui avait requis des peines allant jusqu’à deux ans, montre la sévérité avec laquelle le Maroc traite les actes de violence dans le cadre d’événements sportifs.

Détails des Condamnations

La répartition des peines est révélatrice des différents niveaux d’implication attribués à chaque supporter. Neuf d’entre eux ont écopé d’un an de prison avec une amende de 5.000 dirhams (environ 460 euros). Six autres ont été condamnés à six mois de prison et à 2.000 dirhams d’amende (180 euros), tandis que les trois derniers ont reçu des peines de trois mois et 1.000 dirhams (90 euros). Me Patrick Kabou, avocat des prévenus, a exprimé son incompréhension, dénonçant le fait que ses clients soient utilisés comme « boucs émissaires ».

Réactions et Manifeste de Mécontentement

Au micro de l’AFP, l’avocat des supporters a exprimé son indignation. Le mécontentement des condamnés s’est aussi manifesté par une brève protestation lors du verdict. Ils ont annoncé leur intention de faire appel dès le lendemain.

Le Contexte du Match Chaotique

Le 18 janvier, lors de la finale à Rabat, le Sénégal a remporté le match 1-0 dans un contexte de tension extrême. Un penalty controversé accordé au Maroc a été le catalyseur des incidents, plongeant la rencontre dans le chaos, avec des supporters tentant d’envahir le terrain et lançant des projectiles. Cette situation a non seulement terni la fête du football mais a également soulevé des questions sur la gestion des événements sportifs au Maroc.

Des Nations « Frères »

Durant le procès, les supporters ont défendu leur innocence tout en exprimant leur regret face aux violations qui ont eu lieu. Plusieurs intervenants ont souligné le lien fort entre le peuple marocain et sénégalais, soulignant qu’ils sont, historiquement, des « frères ». Cette affirmation fait écho à des sentiments de solidarité et pourrait jouer un rôle dans la perception du cas par le grand public.

Enquête et Preuves

Le dossier judiciaire repose principalement sur des images de caméras du stade et des certificats médicaux des forces de l’ordre et des stadiers blessés. Toutefois, la défense a tenté d’argumenter que ces éléments ne constituent pas des preuves irréfutables de culpabilité, insistant sur l’absence de flagrant délit lors des événements.

Sanctions et Responsabilités

L’affaire s’inscrit dans un cadre plus large, marqué par des sanctions imposées par la Confédération Africaine de Football (CAF) aux deux fédérations pour des comportements antisportifs. Ces sanctions ne dispensent cependant pas les supporters de leur responsabilité pénale, comme l’a précisé l’avocat de la partie civile, Mustapha Simou.

Un Évènement à Retenir

La Coupe d’Afrique des nations marocaine, qui a eu lieu entre décembre et janvier, a été perçue comme un moment de célébration pour beaucoup. Toutefois, l’incident ayant conduit à la détention et à la condamnation de supporters a illustré la nécessité de revoir les protocoles de sécurité et de gestion des foules lors d’événements sportifs. Le Maroc s’apprête à coorganiser la Coupe du Monde 2030, et ce type d’incident soulève des interrogations sur la préparation du pays face à de telles situations.

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