CAN Féminine 2026 : Entre Attentes et Incertitudes
La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine 2026, prévue au Maroc du 17 mars au 3 avril, suscite de vives inquiétudes. Bien que l’événement soit officiellement programmé, son organisation est remise en question par de nombreux acteurs. Selon des informations provenant de Sport News Africa, un report vers le mois d’août semble de plus en plus probable, plongeant les équipes et les fédérations dans l’incertitude.
Les Préoccupations de l’Afrique du Sud
Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a récemment exprimé un fort mécontentement face à la situation actuelle. Dans une déclaration virulente, il a souligné que la gestion du tournoi par la Confédération Africaine de Football (CAF) et le pays hôte, le Maroc, est « très préoccupante » pour le football féminin. McKenzie a insisté sur le fait qu’« aucune nation ne devrait être laissée de côté » et que l’intégrité du football féminin ne doit pas être compromise.
La Responsabilité du Maroc
Le ministre n’a pas hésité à pointer du doigt le Maroc, en posant la question cruciale : le pays est-il réellement prêt à accueillir un événement de cette envergure ? Il a mis en avant les infrastructures supérieures de l’Afrique du Sud, déclarant que le pays est tout à fait capable d’organiser la compétition si le Maroc ne peut pas le faire.
Sous-Entendus Sportifs
McKenzie a également glissé des allusions sur la dynamique sportive entre le Maroc et le Sénégal, en se demandant si les récentes victoires des Lions de la Téranga, notamment lors de la dernière CAN masculine, influençaient la préparation et la gestion du tournoi par le Maroc. Cette réflexion amène à se demander si les rivalités sportives impactent les décisions administratives autour de la CAN féminine.
Le Plan B Sud-Africain
Face à l’incertitude entourant l’organisation de la CAN féminine, l’Afrique du Sud s’érige en alternative. « Si le Maroc ne veut pas accueillir la compétition, l’Afrique du Sud est prête », a affirmé McKenzie, affirmant ainsi sa détermination à garantir le bon déroulement de l’événement. Cette position souligne le sérieux avec lequel Pretoria aborde la question du football féminin sur le continent.
La Réponse de la CAF
En réponse aux nombreux questionnements, la CAF a été contrainte de sortir de son silence. Luxolo September, le Directeur de la communication, a promis une mise à jour dans les 48 heures. Il a assuré que des discussions avaient lieu et que la situation de la CAN féminine faisait l’objet d’une attention urgente. Les clubs et supporters attendent donc des éclaircissements concernant la réalisation de cet événement majeur pour le football féminin africain.
Un Avenir Incertain
Alors que la préparation des équipes bat son plein, le flou qui entoure le tournoi crée un climat de tension et d’incertitude parmi les fédérations. Les implications logistiques et organisationnelles sont considérables, et chaque jour qui passe semble renforcer l’inquiétude quant à la tenue de la compétition dans les délais impartis. L’Afrique du Sud, dans cette dynamique, pourrait bien devenir un acteur incontournable pour l’avenir du football féminin sur le continent, en cas d’éventuel transfert de responsabilité.



