Les leaders syndicaux de l’éducation se mobilisent pour le changement : appel à l’action et espoir pour l’Afrique.

L’engagement des dirigeants de l’éducation en Afrique : une nécessité collective

Les dirigeant∙e∙s de l’éducation du Comité régional de l’IE pour l’Afrique (CRAIE) se sont récemment réunis pour célébrer des progrès significatifs tout en faisant face aux défis persistants de l’enseignement public. Leur réunion a permis de renouveler leur engagement à défendre l’éducation accessible et de qualité pour tous les enfants à travers le continent, et à assurer la dignité des éducateur·trice·s.

Pression sur les gouvernements pour un financement adéquat

Lors de l’événement en ligne des 18 et 19 novembre, la présidente du CRAIE, Mariama Chipkaou, a souligné l’importance de faire pression sur les gouvernements africains pour qu’ils accordent une priorité absolue au financement de l’éducation publique. Elle a rappelé l’adoption de la Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique (CESA) pour la décennie 2026-2035, qui doit être mise en œuvre avec la participation des éducateur·trice·s et de leurs syndicats. Ce cadre vise à renforcer les mécanismes de dialogue social, garantissant ainsi que les voix des éducateur·trice·s soient entendues dans le processus.

Chipkaou a également mis en avant la Conférence panafricaine sur la formation des enseignant·e·s (PACTED) qui s’est tenue récemment. Elle a insisté sur l’urgence d’un financement adéquat et de la valorisation du personnel enseignant, des points crucialement abordés lors de cet événement.

La nécessité d’actions concrètes

Mugwena Maluleke, président de l’IE, a insisté sur l’importance de la mobilisation collective. Il a évoqué l’engagement de l’IE à agir contre les menaces qui pèsent sur l’éducation et les enseignant·e·s. Maluleke a souligné que des éléments clés, tels que l’apprentissage de base et l’innovation numérique, doivent devenir des priorités stratégiques au cours de la décennie à venir. Il a mis en garde contre le risque que les promesses restent des discours sans actions concrètes et a appelé les membres à développer des plans d’action définis pour faire avancer leurs objectifs.

Les enseignant·e·s comme piliers de l’avenir

David Edwards, secrétaire général de l’IE, a renforcé le message selon lequel les enseignant·e·s ne sont pas de simples acteurs de l’éducation, mais bien des bâtisseurs d’avenir. En évoquant la campagne « La force du public : ensemble on fait école ! », il a rappelé l’absence de substitut à un personnel enseignant compétent pour garantir l’éducation. Le besoin urgent de recruter des enseignant·e·s en Afrique subsaharienne a été mis en lumière, avec un déficit de 15 millions d’enseignant·e·s, signalant l’impératif d’une mobilisation régionale forte.

Les défis de la technologie en éducation

Une note politique a été approuvée concernant l’usage de l’intelligence artificielle (IA) en éducation. Elle souligne que, bien que ces technologies puissent améliorer la qualité de l’éducation, elles ne doivent en aucun cas remplacer l’interaction humaine essentielle entre enseignant·e et apprenant·e. Dr Pedi Anawi a averti que l’utilisation du numérique doit être censurée pour éviter de creuser les inégalités existantes.

Mobilisation pour le bien-être éducatif

Le lancement du Portail santé et bien-être de l’IE marque une avancée importante pour promouvoir le bien-être des enseignant·e·s et des élèves. Edwards a mis en exergue que les problèmes liés au bien-être sont interconnectés et nécessitent une approche collective et internationale. La reconnaissance des effets du travail des enfants et la lutte contre ce fléau ont également trouvé une place dans le dialogue, illustrant la nécessité d’un engagement à long terme.

Un mouvement pour la solidarité

Un des points forts de la réunion a été l’adoption de résolutions affirmant la solidarité envers les leaders syndicaux victimes de violence. Cette reconnaissance est un rappel de l’importance des syndicats dans la défense des droits des éducateur·trice·s. Ces décisions reflètent l’information d’un réseau syndical fort qui cherche à transformer le paysage éducatif à travers l’Afrique, renforçant ainsi les droits humains et la justice sociale.

Conclusions de la réunion

Le CRAIE a donc agi comme un catalyseur pour renforcer les liens entre les syndicats d’enseignant·e·s, les gouvernements et les autres acteurs éducatifs. La réunion a permis de tracer des routes claires pour l’avenir, avec des engagements fermes en faveur de la mise en œuvre de la CESA 2026-2035 et de la valorisation de la profession d’enseignant·e. Cette dynamique collaborative reste essentielle pour réaliser les idéaux d’un enseignement public de qualité en Afrique.

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