Travail forcé : Les États-Unis ciblent sept pays africains

Les États-Unis</strong ont récemment annoncé le lancement d'une enquête mondiale sur le travail forcé, mettant en lumière la situation de plusieurs pays africains. L'objectif de cette enquête est d'examiner les méthodes de recrutement employées dans certains secteurs d'activités où des soupçons de recours à une main-d'œuvre contrainte ont été soulevés.

Une enquête mondiale ouverte sur le travail forcé par les États-Unis

Au total, sept pays africains ont été identifiés pour faire l’objet d’une surveillance particulière par les États-Unis. Ces pays incluent l’Algérie, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Angola, la Libye, l’Égypte et le Nigeria. Les enquêteurs se concentreront sur les produits et les filières qui pourraient être liés à des conditions de travail abusives.

Les secteurs ciblés par cette enquête incluent principalement l’agriculture, l’extraction minière et la transformation primaire. Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large, visant un total de 60 pays à travers le monde, en vertu de l’article 301 de la loi de 1974 sur le commerce. Cette législation a pour but de « lutter contre les pratiques commerciales étrangères déloyales qui affectent le commerce américain ».

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Ce mécanisme d’enquête, initié en vertu de l’article 301(b) de la loi sur le commerce, vise à identifier si les actes, politiques ou pratiques d’un pays étranger sont déraisonnables ou discriminatoires, entravant ainsi le commerce américain. Après consultation avec le Comité interministériel de l’article 301, le représentant américain au commerce a décidé de mener ces investigations.

Comment l’enquête se déroule ?

Les autorités américaines ont détaillé le processus : le représentant américain au commerce (USTR) doit engager des consultations avec les gouvernements des pays concernés par l’enquête. Des auditions publiques sont programmées pour le 28 avril 2026, offrant une plateforme aux parties intéressées pour soumettre leurs observations écrites. Les données et les témoignages recueillis seront cruciaux pour poursuivre l’examen de la situation sur le terrain.

Les intéressés devront soumettre leurs contributions avant le 15 avril 2026 pour qu’ils soient pris en considération lors des auditions. Cette démarche est essentielle pour garantir que les voix des victimes et celles des acteurs concernés soient entendues dans le cadre de l’enquête.

Environ 28 millions de personnes victimes de travail forcé dans le monde en 2021 (OIT)

Le travail forcé demeure un phénomène alarmant à l’échelle mondiale, utilisé souvent par des grandes entreprises pour réduire leurs coûts en recourant à une main-d’œuvre qui souffle. En 2021, l’Organisation internationale du travail (OIT) a estimé à 28 millions le nombre de victimes de cette pratique dans le monde.

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Un rapport de l’Organisation internationale du travail publié en 2024 a révélé que certaines entreprises tirent jusqu’à 37 % de profits illégaux directement issus du travail forcé. Les profits annuels à l’échelle mondiale s’élèveraient à près de 236 milliards de dollars, dont environ 20 milliards proviennent du continent africain.

Les victimes du travail forcé en Afrique sont souvent piégées dans des situations de pauvreté et de précarité extrêmes. L’OIT souligne que ces individus proviennent fréquemment de minorités ethniques ou religieuses spécifiques, mais que le recours au travail forcé peut également être orchestré par des autorités, y compris des chefs traditionnels.

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